Black november... (part.1)
Par gahd, dans at'ome, otaf -# 72 - Fil RSS
La grêve ? Elle passera pas par moi ! ... heu raté...
Ok ils avaient prévenu : un mois après ils remettraient le couvert. Ils ont tenu parole. Voir même fait du zèle.
Donc, et ça s'est rapidement imposé comme une habitude, le rituel de l'attente sur les quais est revenu. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'avec une dizaine de jours de grève, ça donne la possibilité de tester diverses méthodes de transports, toutes plus ou moins à géométrie variable. Extraits :
Jeudi matin, semaine 1 : bon ce matin, je me lève un peu plus tôt que prévu. 6h45, faut pas pousser ! 'tain il fait un froid de canard dehors ! Y'a tellement de givre que je m'attends à faire la course avec les pingouins ! Bref, je me pointe à l'arrêt de bus - oui paske avant d'arriver à la gare de banlieue, j'ai la possibilité de prendre le bus lorsque fréquemment, le matin, le mode grosse feignasse s'enclenche - malgré moi bien évidemment :) Donc le bus. Le bus ici ça doit être un concept expérimental, du moins sur ma ligne. Y'a une jolie grille des horaires de passage à chaque arrêt. J'ai découvert que ça devait servir à occuper le pèquenot qui attendait son bus justement. Dès fois il est à l'heure, dès fois il passe avec 5 minutes d'avance, dès fois avec 10 minutes de retard... et puis dès fois il passe pas. Ben ouais, pas envie ce matin. Et vous savez quoi ? J'ai eu de la chance ce matin-là ! C'était le jour où il passait... pas. Cool.
Bon après m'être pelé en vain, je reprend ma marche jusqu'à la gare. Dix minutes après, j'arrive sur les quais. Chouette y'a des trains ! Heu mais quand ils passent ? Le prochain est à 8h23 ? Cool, le ptit'père là-haut m'a à la bonne, je vais attendre que 10 minutes. 8h19, l'écran d'affichage s'éteint. Il se rallume trente seconde plus tard. Tiens y'a du changement : l'horaire est passée à 8h26 ; bon 3 minutes de retard c'est pas la mort. Et puis d'un coup tout s'emballe. 8h26, toujours pas de train. 8h28, je sens la bonne blague se pointer : l'affichage change à nouveau : 8h41. Et hop ! un train en moins ! Magique ! Et comme mon Copperfield des rails semblent en forme ce matin, abracadabra ! 8h50 ! Y'a pas à dire il est doué :) Et quand arrive 8h48, que l'affichage disparait de façon définitive, je sens la blague ultime. Heureusement, la voie suave et délicate de l'agent nous annonce "Mesdames et monsieur, le train prévu initialement voie 1 entrera en gare voie 2in. Veuillez nous excuser pour le changement d'affichage." Gasp ! Juste le temps de remonter quatres à quatres les marches et me retrouver sur le bon quai que le train débarque enfin. Et là première mission impossible : trouver une place. Le train est évidemment bondé mais heureusement à la faveur d'une correspondance, quelques voyageurs descendent. Juste de quoi nous permettre de monter. Et là je retrouve la chaleureuse promiscuité des trains en heure de pointe... chaleur qui va nous faire la joie en plus de faire une victime, en la personne du chtit jeune qui nous tourne de l'œil en plein wagon. Heureusement, on arrive à le faire assoir afin qu'il reprenne des couleurs ; manquerait plus que l'on dût attendre en gare pour le faire évacuer... Une demi-heure de sauna plus loin, on arrive enfin à Montparnasse. Je suis le troupeau direction la seconde mission impossible : attrapper un métro (oui paske j'étais encore en mode feignasse, hein !?).
Je débarque sur le quai - quasi vide - ce qui me laisse à penser que la rame vient de passer... cool... bon ben yapuka attendre... attendre... attendre... finalement un gros quart d'heure plus tard la rame arrive à quai. Et joie et bonheur, mon entrainement à l'apnée va être de nouveau mis à l'épreuve :) Allez, Enzo on plonge !(1) Et finalement après 10 minutes en mode sardine, j'arrive enfin à la station de sortie. Et il n'est que 10h00 ! Mazel tov ! Allez c'est bientôt le weekend... à la maison, becoze no train...
Lundi matin, semaine 2 : La décrue tant espérée n'ayant eue lieu, je reprenais la semaine comme la précédente s'étaient achevée : sur le quai d'une gare, à me les geler. Heureusement, un trafic en hausse m'évita de choper des engelures et c'est rapidement assis au chaud dans une rame à peine chargée que je projetai la suite du trajet. Bah vi, paske si les trains étaient de retour, il n'en allait pas de vraiment de même pour les métros ; circulation quasi-nulle sur ma ligne, quelle chance ! Je décidai donc de tester un nouveau moyen de transport : le vélib. Bon c'est pas la première fois que j'en faisais, mais vu leur rareté en ces périodes de grève - et la perspective de filer dans le vent glacial de novembre - j'avais remis à plus tard cette tentative jusque-là. Sortant de la gare, je me dirigeais d'un pas optimiste vers la première station environnante. Un rapide coup d'œil circulaire me mit en joie : une station Velib' avec des Velib' ! (ndla : petit digression de ma part : etant donné que le terme Velib' est une marque déposée, dois-je l'accorder en genre et en nombre ? A priori je dirais non. Donc je ne rajouterais pas de 's' à ma dernière citation... Ceci dit je devrais ptet mettre le tit symbole TradeMark, non ? Heu... je sais pas où il est, donc on oublie ! Fin de la digression ^^) Bref, c'est le pas léger que dans la fraicheur du matin je m'approche guilleret de l'alignement de bornes afin de prendre possession de mon destrier mécanique. Mon pas se fait soudainement plus lourd, quand m'approchant à vue desdits vélos, je me rends compte que ce que je prenais pour une station Velib' était en fait un hôpital de campagne pour Velib' amoché ! Pneus crevés, roues déglinguées, chaines déraillées, voire manquantes, toute la panoplie des affres dont peuvent redouter ces diligents servants modernes s'étalait à ma vue désabusée... Mais haut miracle, deux rescapés se nichaient en fond de station ! Fébrilement, je me jette sur la borne pour prendre mon abonnement à la journée avant qu'un indélicat ne vienne se servir. Les écrans de sélection se succèdent, je paye mon dû, j'obtiens mon passe et enfin la borne me propose de retirer un vélo. Triomphalement, j'appuie sur la touche 1, symbole de mon choix. Et là cette stupide machine me répond laconiquement "Pas de vélib disponible dans cette station" ! Put#@!*" ! Ok ça va pas etre aussi simple que prévu. Je me rancarde pour connaitre la station la plus proche sur mon chemin. A 300 mètres en descendant la rue, c'est pas non plus la mort ; je reprend ma petite marche matinale. Sauf que, arrivé 5 minutes plus tard à ladite station, c'est la plus complète désolation qui m'attend. Pas un Velib' à l'horizon... "Same player, shoot again !" je continue à arpenter les rues me rapprochant inlassablement du boulot, mais toujours à pied. Je passe devant une autre station, où une demi-douzaines de personne se disputent le seul vélo disponible, tels des vautours charognard... Les deux tiers du chemin parcourus, j'arrive enfin à une station où deux Velib' attendent patiemment. Byzance ? Ben pas vraiment le premier est crevé... Soudainement plus méfiant, j'inspecte rapidement le second : les pneus ok, la chaine ok, il est dispo ? yes ! Et c'est au moment d'en prendre possession que je note la présence d'un post-it laissé à l'attention de tous sur le guidon : "Attention vélo dangereux, pas de vitesses, pas de frein" Grrr... Je repars une fois de plus bredouille, jurant aux grands dieux qu'on ne m'y reprendra pas. De toute façon il ne me reste plus qu'une grande rue à descendre avant d'arriver... Et là, à cent mètres de la fin de mon périple, une station Velib', avec des Velib' tous ok, et dispo ! Quitte à avoir pris un abonnement à la journée, autant le rentabiliser, même pour 100m ! Et c'est les fesses posées sur une selle que j'arrive triomphalement au bureau 30 secondes plus tard :).
Lundi 19h, semaine 2 : Ok je suis quelque fois joueur. On est au beau milieu des grèves, la perspective d'avoir un métro est presque aussi élevée que celle de voir un pingouin faire des claquettes, mais pourtant ce soir, je décide quand même de traverser Paris pour aller à mon cours de salsa. Plus chanceux que le matin, un velib' m'attend au pied de l'immeuble. Ainsi il ne me faut pas longtemps avant de rejoindre l'une des rares ligne de métro en service. Et comme le dit l'adage : ce qui est rare est... rare. A l'inverse de la foule massée sur les quais, attendant impatiemment la rame providentielle. Après une bonne dizaine de minutes, occupées à appeler les amis, faire du tricot, la rame se pointe enfin. Sauf que, j'ai du mal à évaluer de quel côté des portes il y'a le plus de monde... les portes s'ouvrent déversant quelques personnes qui aussitôt sont remplacés par flux entrant massif. Les portes se referment péniblement et la rame s'en va. Moi, je suis toujours sur le quai. Pas grave j'avais pas fini mes appels téléphoniques... 17 minutes plus tard une seconde rame arrive, à moitié vide. Cool, au moins ça aura été utile d'attendre ! Je savoure mon petit confort seulement deux stations. Arrivé à Montparnasse, c'est Omaha beach ! on se retrouve serrés pire que dans la dernière boite à la mode. Et chaque station semble etre un nouvelle plage du Débarquement. Les gens s'insultent, se poussent, les gamins qui chialent, un vrai bonheur. Moi je me suis trouvé une place dans un coin, presque à l'abri des émeutes :) Sauf, que quand j'arrive à ma correspondance, faut bien que j'arrive à traverser cette marée humaine. Un peu plus et je sortais de la rame ! Heureusement pour moi, le reste du voyage sera un plus calme - mais pas franchement plus rapide - d'autant plus que je dors chez un ami sur Paris, histoire de pas avoir à chercher un taxi pour rentrer.
(1) Je ne vous fait pas l'affront de préciser la source de la blague ?
Donc, et ça s'est rapidement imposé comme une habitude, le rituel de l'attente sur les quais est revenu. La bonne nouvelle dans tout ça, c'est qu'avec une dizaine de jours de grève, ça donne la possibilité de tester diverses méthodes de transports, toutes plus ou moins à géométrie variable. Extraits :
Jeudi matin, semaine 1 : bon ce matin, je me lève un peu plus tôt que prévu. 6h45, faut pas pousser ! 'tain il fait un froid de canard dehors ! Y'a tellement de givre que je m'attends à faire la course avec les pingouins ! Bref, je me pointe à l'arrêt de bus - oui paske avant d'arriver à la gare de banlieue, j'ai la possibilité de prendre le bus lorsque fréquemment, le matin, le mode grosse feignasse s'enclenche - malgré moi bien évidemment :) Donc le bus. Le bus ici ça doit être un concept expérimental, du moins sur ma ligne. Y'a une jolie grille des horaires de passage à chaque arrêt. J'ai découvert que ça devait servir à occuper le pèquenot qui attendait son bus justement. Dès fois il est à l'heure, dès fois il passe avec 5 minutes d'avance, dès fois avec 10 minutes de retard... et puis dès fois il passe pas. Ben ouais, pas envie ce matin. Et vous savez quoi ? J'ai eu de la chance ce matin-là ! C'était le jour où il passait... pas. Cool.Bon après m'être pelé en vain, je reprend ma marche jusqu'à la gare. Dix minutes après, j'arrive sur les quais. Chouette y'a des trains ! Heu mais quand ils passent ? Le prochain est à 8h23 ? Cool, le ptit'père là-haut m'a à la bonne, je vais attendre que 10 minutes. 8h19, l'écran d'affichage s'éteint. Il se rallume trente seconde plus tard. Tiens y'a du changement : l'horaire est passée à 8h26 ; bon 3 minutes de retard c'est pas la mort. Et puis d'un coup tout s'emballe. 8h26, toujours pas de train. 8h28, je sens la bonne blague se pointer : l'affichage change à nouveau : 8h41. Et hop ! un train en moins ! Magique ! Et comme mon Copperfield des rails semblent en forme ce matin, abracadabra ! 8h50 ! Y'a pas à dire il est doué :) Et quand arrive 8h48, que l'affichage disparait de façon définitive, je sens la blague ultime. Heureusement, la voie suave et délicate de l'agent nous annonce "Mesdames et monsieur, le train prévu initialement voie 1 entrera en gare voie 2in. Veuillez nous excuser pour le changement d'affichage." Gasp ! Juste le temps de remonter quatres à quatres les marches et me retrouver sur le bon quai que le train débarque enfin. Et là première mission impossible : trouver une place. Le train est évidemment bondé mais heureusement à la faveur d'une correspondance, quelques voyageurs descendent. Juste de quoi nous permettre de monter. Et là je retrouve la chaleureuse promiscuité des trains en heure de pointe... chaleur qui va nous faire la joie en plus de faire une victime, en la personne du chtit jeune qui nous tourne de l'œil en plein wagon. Heureusement, on arrive à le faire assoir afin qu'il reprenne des couleurs ; manquerait plus que l'on dût attendre en gare pour le faire évacuer... Une demi-heure de sauna plus loin, on arrive enfin à Montparnasse. Je suis le troupeau direction la seconde mission impossible : attrapper un métro (oui paske j'étais encore en mode feignasse, hein !?).
Je débarque sur le quai - quasi vide - ce qui me laisse à penser que la rame vient de passer... cool... bon ben yapuka attendre... attendre... attendre... finalement un gros quart d'heure plus tard la rame arrive à quai. Et joie et bonheur, mon entrainement à l'apnée va être de nouveau mis à l'épreuve :) Allez, Enzo on plonge !(1) Et finalement après 10 minutes en mode sardine, j'arrive enfin à la station de sortie. Et il n'est que 10h00 ! Mazel tov ! Allez c'est bientôt le weekend... à la maison, becoze no train...
Lundi matin, semaine 2 : La décrue tant espérée n'ayant eue lieu, je reprenais la semaine comme la précédente s'étaient achevée : sur le quai d'une gare, à me les geler. Heureusement, un trafic en hausse m'évita de choper des engelures et c'est rapidement assis au chaud dans une rame à peine chargée que je projetai la suite du trajet. Bah vi, paske si les trains étaient de retour, il n'en allait pas de vraiment de même pour les métros ; circulation quasi-nulle sur ma ligne, quelle chance ! Je décidai donc de tester un nouveau moyen de transport : le vélib. Bon c'est pas la première fois que j'en faisais, mais vu leur rareté en ces périodes de grève - et la perspective de filer dans le vent glacial de novembre - j'avais remis à plus tard cette tentative jusque-là. Sortant de la gare, je me dirigeais d'un pas optimiste vers la première station environnante. Un rapide coup d'œil circulaire me mit en joie : une station Velib' avec des Velib' ! (ndla : petit digression de ma part : etant donné que le terme Velib' est une marque déposée, dois-je l'accorder en genre et en nombre ? A priori je dirais non. Donc je ne rajouterais pas de 's' à ma dernière citation... Ceci dit je devrais ptet mettre le tit symbole TradeMark, non ? Heu... je sais pas où il est, donc on oublie ! Fin de la digression ^^) Bref, c'est le pas léger que dans la fraicheur du matin je m'approche guilleret de l'alignement de bornes afin de prendre possession de mon destrier mécanique. Mon pas se fait soudainement plus lourd, quand m'approchant à vue desdits vélos, je me rends compte que ce que je prenais pour une station Velib' était en fait un hôpital de campagne pour Velib' amoché ! Pneus crevés, roues déglinguées, chaines déraillées, voire manquantes, toute la panoplie des affres dont peuvent redouter ces diligents servants modernes s'étalait à ma vue désabusée... Mais haut miracle, deux rescapés se nichaient en fond de station ! Fébrilement, je me jette sur la borne pour prendre mon abonnement à la journée avant qu'un indélicat ne vienne se servir. Les écrans de sélection se succèdent, je paye mon dû, j'obtiens mon passe et enfin la borne me propose de retirer un vélo. Triomphalement, j'appuie sur la touche 1, symbole de mon choix. Et là cette stupide machine me répond laconiquement "Pas de vélib disponible dans cette station" ! Put#@!*" ! Ok ça va pas etre aussi simple que prévu. Je me rancarde pour connaitre la station la plus proche sur mon chemin. A 300 mètres en descendant la rue, c'est pas non plus la mort ; je reprend ma petite marche matinale. Sauf que, arrivé 5 minutes plus tard à ladite station, c'est la plus complète désolation qui m'attend. Pas un Velib' à l'horizon... "Same player, shoot again !" je continue à arpenter les rues me rapprochant inlassablement du boulot, mais toujours à pied. Je passe devant une autre station, où une demi-douzaines de personne se disputent le seul vélo disponible, tels des vautours charognard... Les deux tiers du chemin parcourus, j'arrive enfin à une station où deux Velib' attendent patiemment. Byzance ? Ben pas vraiment le premier est crevé... Soudainement plus méfiant, j'inspecte rapidement le second : les pneus ok, la chaine ok, il est dispo ? yes ! Et c'est au moment d'en prendre possession que je note la présence d'un post-it laissé à l'attention de tous sur le guidon : "Attention vélo dangereux, pas de vitesses, pas de frein" Grrr... Je repars une fois de plus bredouille, jurant aux grands dieux qu'on ne m'y reprendra pas. De toute façon il ne me reste plus qu'une grande rue à descendre avant d'arriver... Et là, à cent mètres de la fin de mon périple, une station Velib', avec des Velib' tous ok, et dispo ! Quitte à avoir pris un abonnement à la journée, autant le rentabiliser, même pour 100m ! Et c'est les fesses posées sur une selle que j'arrive triomphalement au bureau 30 secondes plus tard :).
Lundi 19h, semaine 2 : Ok je suis quelque fois joueur. On est au beau milieu des grèves, la perspective d'avoir un métro est presque aussi élevée que celle de voir un pingouin faire des claquettes, mais pourtant ce soir, je décide quand même de traverser Paris pour aller à mon cours de salsa. Plus chanceux que le matin, un velib' m'attend au pied de l'immeuble. Ainsi il ne me faut pas longtemps avant de rejoindre l'une des rares ligne de métro en service. Et comme le dit l'adage : ce qui est rare est... rare. A l'inverse de la foule massée sur les quais, attendant impatiemment la rame providentielle. Après une bonne dizaine de minutes, occupées à appeler les amis, faire du tricot, la rame se pointe enfin. Sauf que, j'ai du mal à évaluer de quel côté des portes il y'a le plus de monde... les portes s'ouvrent déversant quelques personnes qui aussitôt sont remplacés par flux entrant massif. Les portes se referment péniblement et la rame s'en va. Moi, je suis toujours sur le quai. Pas grave j'avais pas fini mes appels téléphoniques... 17 minutes plus tard une seconde rame arrive, à moitié vide. Cool, au moins ça aura été utile d'attendre ! Je savoure mon petit confort seulement deux stations. Arrivé à Montparnasse, c'est Omaha beach ! on se retrouve serrés pire que dans la dernière boite à la mode. Et chaque station semble etre un nouvelle plage du Débarquement. Les gens s'insultent, se poussent, les gamins qui chialent, un vrai bonheur. Moi je me suis trouvé une place dans un coin, presque à l'abri des émeutes :) Sauf, que quand j'arrive à ma correspondance, faut bien que j'arrive à traverser cette marée humaine. Un peu plus et je sortais de la rame ! Heureusement pour moi, le reste du voyage sera un plus calme - mais pas franchement plus rapide - d'autant plus que je dors chez un ami sur Paris, histoire de pas avoir à chercher un taxi pour rentrer.
(1) Je ne vous fait pas l'affront de préciser la source de la blague ?
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